Échappées · Portugal
Lisbonne, l'échappée atlantique
À 2 h 30 de Paris, cinq jours entre collines, azulejos et océan.
Après Deauville et Biarritz, notre série des échappées passe une frontière. Fin juillet, l'équipe a pris un vol du matin pour Lisbonne avec cinq jours devant elle et une intuition à vérifier : la capitale portugaise serait le plus beau prolongement atlantique de l'art de vivre parisien. Voici notre carnet — ce que nous avons vu, où nous avons dormi et mangé : des adresses toutes testées sur place, sans complaisance.
Voir nos appartements à Paris → Réservez en direct — jusqu’à 10 % de moins que sur Airbnb & BookingLa capitale qui regarde l'océan
Lisbonne ne se découvre pas, elle se mérite : sept collines, des trottoirs de calçada qui brillent comme du marbre mouillé, et à chaque sommet une récompense — un miradouro, un toit d'église, le Tage qui s'élargit jusqu'à ressembler à une mer. Comme Paris, Lisbonne se vit par quartiers-villages : la Baixa commerçante, le Chiado lettré, l'Alfama qui chante encore le fado à la nuit tombée. Mais ici, toutes les rues finissent par descendre vers l'eau.
La ville que l'on parcourt aujourd'hui est née d'un drame : le tremblement de terre de 1755, qui rasa le centre. Le marquis de Pombal le reconstruisit en damier — la Baixa pombaline, l'un des premiers urbanismes antisismiques d'Europe. Autour, les quartiers épargnés ont gardé leurs ruelles mauresques, leurs façades d'azulejos et ce mélange unique de grandeur maritime et de douceur de vivre qui fait qu'on y revient toujours.
Aller à Lisbonne depuis Paris
- En avion — Vols directs quotidiens depuis Roissy et Orly (TAP Air Portugal, Air France, easyJet, Transavia, Vueling), en 2 h 35 environ. La ligne se remplit vite l'été — réservez tôt, les tarifs s'envolent à l'approche du départ.
- De l'aéroport au centre — Humberto Delgado est dans la ville : vingt minutes du centre, par la ligne rouge du métro ou un Uber.
- Sur place — Tout se fait à pied et en Uber, avec des courses courtes et très abordables. Ajoutez le tram 28 pour le folklore — tôt le matin — et le train de Cascais depuis Cais do Sodré.
- Le détail qui change tout — Lisbonne vit avec une heure de moins qu'à Paris. Une heure de soleil gagnée sur chaque soirée.
Le Pestana Palace, dormir dans un monument national
Notre adresse de ce carnet est un palais : le Palácio Vale Flor, élevé au début du XXe siècle par un marquis enrichi au cacao de São Tomé, classé monument national et devenu le Pestana Palace. Sur les hauteurs d'Alcântara, à dix minutes en voiture du centre, on y dort dans un décor de salons dorés, de jardins botaniques et de piscine cachée sous les palmiers — et l'on rentre le soir « au palais » comme d'autres rentrent à l'hôtel.
Le calme du quartier est un choix : on troque la porte du métro contre des petits-déjeuners sous les arcades et des retours en Uber en dix minutes. En plein été, pour un palace de ce rang, Lisbonne reste étonnamment accessible — comptez bien davantage à Paris à standing égal.
Belém : les Jerónimos et les pastéis du matin
Commencez par Belém, et commencez tôt. C'est d'ici que partaient les caravelles, et tout y célèbre l'âge des Découvertes : la tour de Belém posée sur l'eau, le monument aux Découvertes en proue de navire, et surtout le monastère des Jerónimos, chef-d'œuvre du style manuélin classé à l'UNESCO — cette pierre blonde sculptée en cordages, coquillages et sphères armillaires, comme si l'océan avait pétrifié un rêve.
À l'intérieur, la nef vous cloue sur place : des piliers-palmiers qui s'ouvrent en voûtes d'ogives à vingt-cinq mètres, le tombeau de Vasco de Gama à main gauche. Arrivez à l'ouverture — la file devient sérieuse dès le milieu de matinée.
La récompense est à trois cents mètres : les Pastéis de Belém, la maison qui garde depuis 1837 la recette originale du monastère. Tièdes, croustillants, saupoudrés de cannelle — moins de deux euros pièce, et le tour de main reste un secret. L'astuce : le comptoir à emporter avance bien plus vite que la salle.
De la Baixa à l'Alfama : la ville qui monte
Le lendemain, place aux collines. Montez d'abord au miradouro de São Pedro de Alcântara, le balcon du quartier du Príncipe Real : le château Saint-Georges vous fait face, la ville entière s'étage en contrebas. Descendez ensuite par le Chiado — arrêt obligé chez Bertrand, la plus ancienne librairie du monde en activité (1732) — jusqu'au damier de la Baixa et à l'Arco da Rua Augusta, qui ouvre sur l'immense Praça do Comércio et le fleuve.
Pour grimper vers l'Alfama, nous avons attrapé un tuk-tuk au vol (négociable, et franchement joyeux). En haut : la cathédrale Sé, romane et fortifiée, puis les miradouros jumeaux de Santa Luzia et des Portas do Sol, d'où la photo d'ouverture de ce carnet a été prise. L'Alfama se garde pour la fin de journée : quand la lumière rase les toits, que le linge sèche aux fenêtres et que les premières notes de fado sortent des tascas, on comprend pourquoi ce quartier n'a jamais cessé d'être un village.
Cascais, la Boca do Inferno et l'Oceanário
Troisième jour : l'océan. Le train côtier part de Cais do Sodré et longe l'estuaire jusqu'à Cascais en quarante minutes — nous avons préféré l'Uber du matin, une demi-heure porte à porte. Ancien village de pêcheurs devenu villégiature royale, Cascais aligne villas éclectiques, jardins plantés d'hortensias et de paons, et criques dorées. À vingt minutes à pied par la corniche, la Boca do Inferno : une arche de falaise où l'Atlantique entre en grondant — spectaculaire même par mer calme.
Au retour, cap à l'est de la ville, au Parque das Nações, héritage de l'Expo 98 : l'Oceanário de Lisbonne est l'un des plus grands aquariums d'Europe, organisé autour d'un bassin central de cinq millions de litres où tournent requins, raies et poissons-lunes. Les loutres de mer et le jardin d'anguilles valent à eux seuls le déplacement — comptez deux bonnes heures.
LX Factory, la friche devenue village créatif
Dernier matin sous le pont 25 de Abril — ce faux air de Golden Gate qui enjambe le Tage. À ses pieds, la LX Factory : une filature de 1846 reconvertie en village créatif, ruelles pavées couvertes de fresques, ateliers, cafés et la librairie Ler Devagar installée dans une ancienne imprimerie, vélo volant suspendu entre les rayonnages. Ne manquez pas l'abeille monumentale de Bordalo II, sculptée dans des déchets récupérés — tout un manifeste.
Nos tables — toutes testées sur place
- Faz Frio (Príncipe Real) — Institution fondée en 1882 : carreaux anciens, petits salons à rideaux, morue en purée fumante et croquettes dorées. Notre déjeuner préféré du séjour.
- Parra Wine Bistro (Príncipe Real) — Vins portugais nature et petites assiettes qui se partagent. Parfait pour un dîner d'arrivée.
- Antù (Alfama) — Petite salle dans les ruelles, chandelles et produits du marché.
- Honest Greens — La pause verte, rapide et bien faite, entre deux visites.
- Pastéis de Belém — Les vrais, tièdes, à la sortie du four : moins de 2 € pièce. Rien à ajouter.
Réserver ses visites et activités
Lisbonne se prête merveilleusement aux expériences : une soirée fado dans l'Alfama, un voilier sur le Tage au coucher du soleil, une journée à Sintra entre palais et falaises. En été, les meilleures créneaux partent vite — réservez avant le départ.
Lisbonne escale
Transfert de Lisbon Airport à Lisbon City Hôtels
Transfert de l'aéroport de Lisbonne à la ville de Lisbonne
Transfert Aéroport de Lisbonne au centre-ville de Lisbonne
Transfert privé de l'aéroport de Lisbonne à Lisbonne
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Où dormir à Lisbon : nos adresses
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Avant de reprendre l'avion, un dernier arrêt : la boutique Claus Porto du Chiado, l'autre grande maison portugaise (1887) — savons et eaux de Cologne enveloppés comme des bijoux, le souvenir qui ne finit pas au fond d'un tiroir.
À Lisbonne, le luxe n'est pas une catégorie d'hôtel : c'est la lumière de fin de journée sur les toits de l'Alfama. Elle est comprise dans tous les budgets.
Questions fréquentes
Combien de temps pour aller de Paris à Lisbonne ?
Environ 2 h 35 en vol direct depuis Roissy ou Orly (TAP Air Portugal, Air France, easyJet, Transavia, Vueling). L'aéroport Humberto Delgado est à vingt minutes du centre, relié par le métro. Et Lisbonne vit avec une heure de moins qu'à Paris.
Combien de jours prévoir à Lisbonne ?
Trois jours suffisent pour la ville (Belém, la Baixa, l'Alfama). Comptez quatre à cinq jours pour ajouter Cascais, l'Oceanário et la LX Factory — le format de ce carnet — ou une journée à Sintra.
Quel budget prévoir pour Lisbonne ?
Sensiblement moins qu'à Paris à confort égal : hôtels de charme entre 120 et 180 € la nuit, menus du midi autour de 15 €, tram et Uber très abordables. Même les palaces restent en deçà des tarifs parisiens, y compris en plein été — et les miradouros, eux, sont gratuits au coucher du soleil.
Lisbonne en plein été, bonne idée ?
Oui, à condition de composer avec la chaleur : visites le matin, océan ou musées l'après-midi, miradouros au coucher du soleil. L'Atlantique tempère la ville — on respire mieux qu'à Madrid ou Rome en juillet — mais les collines se méritent : chaussures plates et bouteille d'eau.
Comment se déplacer dans Lisbonne ?
À pied d'abord — c'est une ville de marcheurs. En Uber ensuite, très abordable sur les courtes distances. Le tram 28 traverse tous les quartiers historiques (montez tôt le matin), et le train de Cais do Sodré longe l'estuaire jusqu'à Cascais en quarante minutes.